Fiche technique
Langues officielles : Français, Kirundi
Capitale : Bujumbura
Président : Pierre Nkurunziza
Superficie : 27 834km²
Population : 6 223 897 hab.
La république du Burundi est un pays des hauts plateaux d’Afrique centrale situé sur la ligne de séparation des eaux du Congo et du Nil, au coeur de la région des Grands Lacs. Il est borné à l’ouest par le lac Tanganyika et entouré de pays immenses comme le Congo (RDC) à l’ouest et la Tanzanie à l’est et au sud est. Au nord se trouve le Rwanda. La capitale du pays est Bujumbura.
En 2002, la population, dont la densité est l’une des plus fortes au monde, était estimée à 7,02 millions d’habitants (sur une superficie d’un peu moins de 28 000 km2, soit un peu moins que celle de la Belgique). Elle se répartit comme suit : 85 % de Hutus, 14 % de Tutsis et 1% de Twas. La langue officielle est le kirundi, une langue bantoue. Le français, en tant que langue co-officielle avec le kirundi, est essentiellement appris à l’école et utilisé dans des situations formelles ou officielles.
Le Burundi, ancien protectorat belge, accéda à l’indépendance le 1er juillet 1962. Ce fut le début de 30 ans d’instabilité politique au cours desquels se succédèrent de nombreux coups d’État suivis de massacres massifs des insurgés. Les années 90 ont été marquées par une guerre civile particulièrement destructrice. En janvier 2000, les pertes en vies humaines étaient évaluées, depuis avril 1994, à plus de 300 000 victimes.
Cependant, le 28 août 2000, le Conseil de sécurité de l’ONU est parvenu, à Arusha (Tanzanie), à faire accepter « l’Accord d’Arusha pour la paix au Burundi ». En juillet 2005, le Burundi a connu des élections législatives démocratiques exemplaires, gage d’une stabilité durable et d’un espoir de reconstruction du pays.
Un état des lieux alarmant
Le conflit armé a ruiné l’économie du pays et provoqué une grave crise humanitaire, qui affecte grandement les enfants et les femmes. Les graves problèmes auxquels le Burundi est aujourd’hui confronté peuvent se résumer comme suit :
- Un des plus mauvais indicateurs du monde en matière de santé et un taux élevé de mortalité des nourrissons et des mères.
- Une malnutrition grave avec des conséquences désastreuses au niveau de la santé : paludisme et rougeole ont atteint des niveaux épidémiques, et le nombre de cas de choléra et de dysenterie bacillaire ont fortement augmenté.
- Un taux de malnutrition chronique des enfants de moins de cinq ans qui est passé de 48 % en 1987 à 56,8 % en 2000.
- Une montée en flèche du VIH/SIDA, notamment dans les zones rurales. On estime que 20 % de la population urbaine du pays et 6 % de la population rurale ont contracté le VIH. Le taux d’infection chez les filles de 15 à 19 ans est quatre fois plus élevé que chez les garçons du même âge. On estime à plus de 200 000 (ce chiffre varie selon les sources mais reste toujours très élevé) le nombre d’enfants orphelins du VIH/SIDA.
- Un nombre encore plus important d’orphelins dus à la récente guerre civile.
- Un grand nombre d’adolescents qui ont subi la guerre ou qui en ont été acteurs.
Le Gouvernement, issu des récentes élections démocratiques, vient de rendre l’enseignement de base obligatoire et gratuit. Actuellement, tous les enfants en âge d’être scolarisés peuvent donc étudier sans payer les frais de scolarité. En fait, cela témoigne de la bonne volonté du Gouvernement d’améliorer le secteur de l’éducation, un secteur pris normalement pour poumon du pays. Toutefois, même s’il y a cette volonté manifeste, les infrastructures font défaut et les classes sont surpeuplées: en moyenne, on trouve près de 100 enfants dans une classe prévue pour 50; 4 élèves partagent un même pupitre, les autres s’assoient par terre…
Polulation de moins de 15 ans : 45,8%
Taux de fécondité : 6,3 enfants/femme
Espérance de vie à la naissance : 47,6 ans
Taux de mortalité infantile (< 5 ans) : 169 pour mille
Classement mondial selon l’IDH : 171ème sur 175
La région de Muramvya
La plupart des associations qui tentent d’apporter une aide au développement du Burundi basent leur action sur la capitale Bujumbura. Les zones situées en province sont souvent davantage délaissées.
C’est une région de ce type que notre partenaire local a choisie pour la construction du Village Imuhira. Le projet s’effectue dans la province de Muramvya, située au nord-est de Bujumbura. Il s’agit d’une province densément peuplée et aux infrastructures réduites. La colline de Rurenda, sur le territoire de la commune de Rutegama, sise dans la partie la plus orientale de la province, est le cadre dans lequel le Village Imuhira est en train de voir le jour.
Les besoins d’infrastructures sont criants dans cette zone particulièrement touchée par la décennie de conflit. Mais dans ce contexte, un des plus grands besoins de cette région se situe au niveau de programmes de revitalisation communautaire, centrés sur la personne humaine.