Grande mobilisation pour le Village Imuhira

Alors que la foule commence à s’entasser dans le hall d’entrée du Centre Culturel d’Auderghem, en coulisse, l’atmosphère est tout autre. Les choristes, musiciens et chanteurs se concentrent sur leur future prestation et, surtout, se recueillent, afin de laisser leur stress de côté pour se laisser entièrement portés par la musique et la scène.

Dans la salle, les spectateurs prennent place petit à petit. Ce sont près de 600 personnes qui ont fait le déplacement pour voir les jeunes de l’UJEB sur scène et soutenir le Village Imuhira. Les lumières s’éteignent, le silence s’installe. Les visages et les sourires des enfants burundais viennent illuminer la salle. Préambule idéal pour nous rappeler la raison de notre présence et nous mettre dans l’ambiance.

À défaut d’un rideau qui s’ouvre, c’est un écran qui se lève pour laisser place à la chorale. Les premières notes retentissent. Les spectateurs se laissent emporter. « Life is beautiful that way » annonce la couleur. Les chants nous invitent à faire un voyage, un voyage intérieur qui nous renvoie à nos convictions et à nos engagements.

La chorale fait ensuite place à Shine A Light. Le groupe, mené par Christella et David, entraine la salle dans les contrées burundaises. Leurs chansons sont teintées d’ailleurs, et nous donnent envie de nous y rendre. Elles nous racontent une histoire, leur histoire, l’histoire de ce pays. Ce n’est pas la langue qui empêche la compréhension du message, qu’elles soient en anglais, en français ou en kirundi, le sens derrière est clair.

L’écran s’abaisse à nouveau, le temps pour Luc Torrini de faire un point éclairant et essentiel sur l’évolution du Village Imuhira et sur les besoins encore nécessaires à son développement. Les gens sont touchés, se sentent concernés par le projet.

Shine a Light revient sur scène avec une reprise de Michael Jackson, « Man in the Mirror ». La chorale vient unir sa voix à celle de Christella pour la dernière partie du concert, mais pas la moindre. Les spectateurs en demandent encore. Avec une invitation, « Quand on ouvre nos mains » clôture le spectacle.

Les jeunes quittent la scène. En coulisse, les cris de joie retentissent. Les lumières de la salle se rallument, et ce sont des sourires sur les visages que l’on peut constater. Le concert a été une réussite. Ce sont plusieurs semaines de travail qui aboutissent, et c’est un succès sans conteste. Une fois de plus, les chanteurs et musiciens ont réussi à entrainer les spectateurs dans leur voyage musical et dans leur aventure, celle du Village Imuhira.

Camille Delhaye

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